Christina Foitou développe une pratique picturale où le mouvement, la mémoire et l'écriture se rencontrent et convergent.
Sa nouvelle série naît du geste et des traces laissées par le corps. La danse et le mouvement forment le point de départ de son travail : à travers de courtes performances avec des danseurs dans son atelier, ainsi que des vidéos de danse lorsqu'elle ne travaille pas directement avec un danseur, elle observe et capture le corps en mouvement.
Le mouvement devient ainsi le point de départ d'un processus pictural où formes, fragments et présences émergent progressivement. Dessin, fusain, pastel et peinture se superposent, se déplacent et disparaissent, laissant l'image se former entre apparition et disparition.
« L'écriture parcourt la surface de la peinture et se transforme en matière, en rythme et en geste. »
L'écriture manuscrite occupe une place essentielle dans ce travail. Les textes sont les siens, des écrits personnels et des poèmes, inscrits sur la surface peinte à l'aide de l'alphabet byzantin, qui devient lui-même un élément visuel supplémentaire au sein de l'œuvre.
Entre présence et disparition, geste et langage, Christina Foitou cherche moins à raconter une histoire qu'à laisser émerger ce qui subsiste : la trace d'un mouvement, d'une émotion, d'une mémoire.




